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lucie

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Enregistré le 30/06/2007
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Sujet : Textes érotiques et sensuels
Ajouté le : 04/07/2007 19:40
Message :

S'alanguir près, contre, sur un corps,

Le sentir, le respirer, s'en remplir les narines
jusqu'à l'ivresse

Le toucher, le palper, le caresser sans fin,

A pleines paumes, à pleines mains
ou du bout des doigts.

Le goûter à coups de baisers, de langue, des lèvres.

Recevoir chacun son tour des caresses

1, 2, 3, cela ferait 30 doigts à courir sur toi,
sur moi, sur vous, sur nous quoi

Viens ...
A quatre pattes, avance vers moi, se fait chatte partant en chasse, me regarde d'en bas. Ses yeux dans mes yeux. Envieux. Amoureux.
A quatre pattes, se traîne tout en bas, en bas de moi. Animale, cambre sa croupe, passe sa tête entre mes cuisses, y observe les stalactites, tend sa langue vers les sommets.
A quatre pattes, lèche mes pieds, dessine des arabesques le long de mes mollets, escalade, s'agrip-pe… à moi. Ses mains, sur mes cuisses, devant, derrière ; ses mains, sur mes fesses ; ses mains, qui caressent, pincent, pétrissent.
A genoux, s'agrippe à moi. Enfoui sa langue dans le nombril de mon monde. Cogne son nez à mon membre dressé. Passe ses lèvres sur mon lip-stick. En rosi de plaisir.
A genoux, baisse la tête, me salue. Fait sa prière mains jointes autour de moi. Me fait rouler sous ses doigts. Me pose sur ses papilles. Baise mon sexe de haut en bas. Suit la direction donnée à l'aiguille de ma boussole : escalader encore. S'accroche à mon pic, ne le lâche pas.
Debout. Chatouille ses joues sur mon torse. Agace mes tétons entre ses dents, passe son menton à la douceur de mes épaules. Respire mon cou, mordille le lobe de mon oreille.
Debout, prend mon visage entre ses mains, plonge son regard dans le mien, s'approche.
Debout, frôle de la bouche la commissure de mes lèvres. Frotte ses lèvres aux miennes. N'en finit pas. Debout, passe sa langue à la recherche de la mienne. Ferme les yeux. Lape, Happe ma bouche, aspire, mordille mes lèvres, lèche, me goûte, tète, avale mon souffle, mêle et emmêle nos langues dans un interminable baiser.
Debout, sa bouche a fait l'amour avec la mienne.

Impudeur
Elle se voyait objet sexuel, pour son homme en particulier et pour les hommes en général. Elle s'imaginait n'être là que pour les soulager, leur permettre d'assouvir leurs fantasmes. Elle se disait qu'elle était peut-être sexuellement soumise ; elle sourit : uniquement sexuellement... sans pour autant être passive. Elle se voulait objet de plaisir pour l'homme. Objet... Plaisir... La seule idée de faire passer leurs envies avant les siennes devenait sa propre source de plaisir. Cela l'excitait.
Un à un elle levait les voiles de sa pudeur physique et verbale. De femme elle devenait chienne. Salope tout juste bonne à se faire mettre. Ecartée, écartelée, offerte aux queues, aux bouches et aux doigts qui viendraient la fouiller quand et comme bon leur semblerait... L'impudeur de ses cuisses grandes écartées, de son cul ouvert, offert, l'excitait. Elle se mettait à disposition. Parfois elle se voyait tenue, attachée, ligotée, harnachée, bâillonnée. Une façon de mieux se sentir à la merci de ces hommes, d'être utilisée comme bon leur semble, d'attiser la peur qui lui tenaillait le ventre. Elle voulait avoir peur et confiance en même temps. Elle se montrait aux regards masculins et aurait aimé que cela soit contre son gré. Elle écoutait commenter : son beau cul, sa belle chatte, ses airs de salope, ses envies salaces, réceptacle à foutre sur lequel on allait se branler, qu'on allait bourrer, remplir, tringler.

"Qu'ils me fouillent et m'entreprennent du con au cul et du cul au con !" se dit-elle.

Une voix à son oreille, presque chuchotante...

"Tu aimes ?"
"Oui !" murmura-t-elle timidement
"Tu es belle tu sais... Tu veux qu'ils t'enculent ?"
"Oh oui !"
"Demande-leur de t'enculer"
"Tu n'oses pas ?"
"Tu veux que je leur demande ?"
Oui"
"Donne ta main. Je suis là, je ne te quitte pas, Je leur demande, Je te regarde..."
"Elle vous veut dans son cul."

Coup d'envoi. Ils la plantent, s'enfoncent, défoncent. Ils palpent, caressent, tâtent, pincent, pétrissent, de leurs 20, 30, 40 doigts. Elle aime ça. Qu'on lui fouille la chatte, qu'on lui titille le cul, qu'on lui en cogne et besogne jusqu'au fond. Elle ose à peine regarder ces phallus dressés, tendus comme des poings ; elle va devoir y goûter de sa bouche et de ses orifices. On force ses lèvres, on se frotte à son flanc, on s'insère dans sa raie, queue en main on se pose et se dépose sur son sillon...
Elle est gênée, confuse, troublée. Elle se sent gourde, idiote, maladroite. Elle trouve sa honte délicieuse. Trempée, dégoulinante de plaisir et de désirs renouvelés, elle se cambre, ouvre les yeux. Pantelante, dans le silence de sa chambre, la main qui s'égare lui ferait presque croire qu'il s'agit de sperme sur ces cuisses mouillées. Elle n'avait jamais jouit aussi fort en se caressant... Comme un grand soulagement, des larmes lui sont venues aux yeux. Elle soupire...

Oui, elle se disait que peut-être elle était une soumise qui s'ignorait, et qu'à cet instant elle se serait bien faite maîtresse pour ordonner qu'on la soumette !
Pose ta main là
Pose ta main là, au creux de mon bras blanc. Ton haleine ravit la mienne et la buée s'étend à la chaleur sereine de ton regard. Ta demande s'impose au fond de tes yeux clairs. Je m'y noie, tu m'enserres.
L'infini est là, à portée de matière.

Tu glisses tout contre moi et mes mains se repèrent, tes reins sont fermes et doux. Je sens ta tête là, dans le creux de mon cou.

Mon corps est inondé de ta sueur légère, et ton parfum musqué féconde ma rizière. Prends mon sein à ta bouche. Mes doigts silencieux errent avec bonheur vers ta toison d'or.
Ton sexe est là, érigé comme un pieu où ma bouche tendue accroche des baisers. Tu gémis doucement comme un enfant qui dort, et fait des rêves anciens aux lisières de la mort.
Je vibre du plaisir de l'attente au désir.
Ne viens pas encore, et caresse mes jambes, mon ventre, mes épaules, tout mon corps ! Sauf l'ultime abri au but de nos ébats.

Tout mon être est tendu et ma pensée s'arrête. Les vagues de désir grondent en marées secrètes qui inondent mes cuisses, que tu bois là où ta bouche se glisse.
Dans un sursaut d'émoi, je t'allonge prés de moi, et mes lèvres avides grappillent sur ta peau des baisers doux et chauds qu'accompagnent mes doigts, arrachant à ton corps des soupirs de hautbois.
Je joue de ta musique et tu chantes de moi.
Mes doigts s'en vont curieux sous le soc solide de ton sexe vivant en un mouvement léger, suspendu et puis lent, pendant qu'un long baiser, au rythme de tes reins, enserre ton vît sucré. Et je me désaltère à ta source limpide.

J'aime te voir pressé de ton désir mouvant, et à chaque abandon je t'accueille un peu plus. Viens. Je me love au creux de ta poitrine, sentant ton sexe dur gravant le mot " désir " tout au bas de mes reins.
Tes yeux sont clos, déjà tu n'es plus là, loin et proche à la fois.
Je te fais face, et je m'ouvre. La béance est comblée, tu vas et viens en moi. Tout bruit, comme une étoffe, comme deux morceaux de soie.

La vague monte, puissante, je la retiens pour mieux te la donner, et nous plongeons ensemble dans cette déchirure d'amour qui transcende nos corps.
Nous jouissons en accord.


Juste avant
Ta tête est là, posée sur mes genoux, comme un enfant qui dort lors d'un voyage, appuyé à sa mère. Absent aux paysages qui défilent, au regard curieux des agitations du monde.

Ton regard bleu est ouvert à l'horizon des possibles de tes rêves. Tu dors les yeux ouverts.
Ma main caresse tes joues piquantes d'une négligence des matins fainéants, ceux où l'on erre de fenêtre en divans. Ces matins suffocants des étés trop chauds, ou ceux capitonnés des glaces de l'hiver, qui vous tiennent dans la quiète tiédeur des intérieurs chauds.

Tout est calme, et ma main va, légère et pesante sur tes cheveux de soie, débordant sur ta joue qui agrippe mes doigts.
Je sens de ta chaleur qui s'accroche à mon ventre, et réveille soudain de sensibles ardeurs. Mais je ne bouge pas.

Tu es là.

Abandonné dans un rêve où ton regard se perd aux limites des grèves, qui battent, bien plus loin que les murs de notre casemate, qui nous protège des tirs de la vie, un instant.
Ta main a glissé sous ma jupe, caressant ma cuisse en dessous.
Tu souris et tes cils ventilent à nouveau tes regards.
Ta main est chaude à ma peau, et la mienne s'égare sur ton dos. Tu le bombes comme un chat qui s'étire, et roule à mes genoux en une prière exquise.

Je glisse près de toi sur le tapis de laine, et nos souffles s'assemblent et nos corps s'étreignent.

Ta peau
Ta peau, source de mes bonheurs, et la première approche en est la suave odeur. Le musc et le jasmin mêlés à quelque sueur, de l'effort si humain à m'aimer.

Je la sens comme une caresse à la mienne. Ses tons de pain, chatoyances au soleil de ta naissance même, s'harmonisent si bien à ton regard brun.

Elle est ferme malgré l'âge, et retient tout ton corps, celui que j'ai aimé quand tu avais 20 ans et traversant les ans, j'en redemande encore, aux soirs des lassitudes des nourritures terrestres.

Ta peau, au regard, à des sillons profonds, des rides qui murmurent, nos peines et passions.

Ta peau, je la sais par mon cœur, et par cœur tout autant, je l'ai tant parcouru que mes doigts en sont blancs d'usure à la caresse.

Elle te contient tout entier, elle est toi, donnant de toi l'aspect que tu offres à la vie. Elle est ce sac plein, là où ton cœur qui bat, partage à tous moments, les instants de ma vie.

Ta peau est cette plage où échouent mes caresses, que ce soit ton visage, ou ton torse ou tes fesses.

J'aime le beau pelage qui en couvre l'aspect ; comme en un paysage les bois vers les vallées. On apprécie d'autant les clairières imberbes, où le soleil s'étend et où la sueur perle.

Viens que je te touche de mon regard tendre, de ma langue pour capter le nectar salé de ton effort , de mon nez , pour te respirer comme un oxygène à mon désir , de mes doigts qui l'érodent en un ardent discours … d'amour.

Désert
Le canapé soyeux où je repose là, accueille tout mon corps en de lascives dunes.
Je te vois, dos à moi, travaillant de la plume.
Ma jambe a glissé du peignoir comme une source brune. Le murmure de la soie t'a fait te retourner.
Tu t'approches, et je frémis d'amour.

J'ai fermé à demi les yeux pour mieux t'entendre, et ton ombre m'accroche, tes murmures sont tendres.
La tiédeur de ta main vient ramper à mon sein, et la dune vaincue à ta moite tempête, se couvre de son ombre,

Tes baisers chauds et secs, simoun impénitent qui ravage mes terres, transportent mes frissons comme des grains de sable à l'horizon des plaisirs.

Ton visage repose sur mon ventre et ta main a glissé sur ma cuisse. Agenouillé dans une prière succulente, aux délices.
Je laisse faire, aiguisant ton désir à me faire réagir un instant. Je t'encourage de mon silence. Je m'abandonne lascive et immobile.

Le grain de ma peau alarmée, roule en de vagues promesses.
Tu me retournes dans ta fièvre et je chois prés de toi, sur le tapis persan.
Je m'accoude au fauteuil t'offrant ma croupe ronde, dunes de bout du monde.
Je sens ton vît pointé comme un bâton de pluie, qui glisse sur mes fesses et déclenche mon oued.
Tu t'arrimes à ma taille et la fais ondulée, ainsi les vents de sables déplaçant des montagnes liquides des déserts ocres.
Ton gland joue de sa bouche huilée, comme un doigt sur le sable, dessinant d'insondables dessins que je sens dans ma chair en écho doux, titillant mon désir de toi .
Je me tends dans un désir jaloux de ta venue, mais tu recules un peu. Mon ventre s'impatiente, gourmand déjà des douceurs égarées de tes doigts.
Mes mains ont glissé au dessous, et du plat de la paume, je caresse tes outres, bien arrimées au bât de tes cuisses chaudes.
Et ce jeu dure encore, et puis n'y tenant plus, tu t'avances doucement dans ma rivière tiède, allant et venant, gagnant un peu à chaque fois.
Ma pensée m'abandonne et mon corps reprend ce qui le comblera.
Je suis écartelée à ton ventre en furie, le mien y résonne.
La chaleur est intense au dedans et dehors, canicule des sens.
La tempête nous prend, et l'œil du cyclone nous pousse au firmament d'un orgasme divin où tout effort est vain.
Tu te couches à coté et je bois ton venin.



*** Message édité par lucie le 04/07/2007 19:40 ***

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